top of page

Voix en Exil, des récits en partage

  • il y a 7 jours
  • 3 min de lecture

Retour sur la troisième édition d'un événement made in ERIS.


“Au cours de ce voyage, j'ai connu la peur, l'épuisement et la solitude. J'ai vu la mort de près. Mais je ne voulais pas mourir, je voulais survivre. Aujourd'hui, je n'ai qu'un seul objectif : apprendre le français et construire ma vie ici. Grâce à l'association ERIS, je progresse chaque jour, je me fais des amis et je reprends confiance en l'avenir.” Hamid


Hamid, étudiant soudanais témoigne avec Romane, coordinatrice pour traduire son

discours ; Photographe : Anouck Trégan.


2 ans après sa création, Voix En Exil engendre toujours la même ferveur. Cette année, pour la troisième édition a accueilli 100 curieux·ses dans la Boîte à Ressorts.

100 curieux·ses présent·es pour écouter les témoignages de 4 étudiant·es d’ERIS,  venu·es d’Ukraine, du Soudan, d'Eswatini et de Birmanie : Valeriia, Hamid, Thuli et Dau. 


“Je viens d’Eswatini, personne ne connaît mon pays.” Thuli


Tour à tour, chacun·e a pris la parole pour raconter un bout de son histoire, ce bout d’histoire qui l’a mené·e jusqu’en France, jusqu’à Lyon. Ces récits prononcés dans leur langue maternelle ou en anglais étaient transposés en simultané en Français par un·e membre d’Eris.


Ils ont raconté la culture et les traditions de pays parfois peu connus, les souvenirs qui restent gravés.  Ils ont parlé aussi de la discrimination, de la répression, de la guerre et parfois de la mort qui les a poussé·es à quitter leur pays et leur entourage dans l’espoir de trouver la sécurité ailleurs. 


Valeriia, étudiante ukrainienne témoigne avec Tristan, stagiaire pour traduire son discours ; Photographe : Anouck Trégan


"La guerre ne s’arrête pas à la frontière. Elle ne reste pas derrière nous. Elle voyage avec nous." Valeriia 


Avec humilité, ils ont abordé la difficulté de se reconstruire dans un tout nouvel environnement, quand la langue et les codes ne sont pas les leurs, quand les pensées sont tournées vers leur famille restée au pays. 


Voix en Exil est une soirée conférence-témoignage. Entre chaque récit, Laurent Delbos, responsable plaidoyer de Forum Réfugiés a apporté un éclairage et des données plus générales sur les procédures d’entrée et d’accueil en Europe et en France. 


Dau, étudiant birmanien avant son témoignage ; Photographe : Anouck Trégan


“Les enfants réfugiés en Malaisie font souvent face à du harcèlement, de la discrimination et un manque d’accès à une éducation générale. Beaucoup n'ont pas le droit d’aller à l’école ce qui les laisse dans un futur incertain, réduisant leurs opportunités d’atteindre leur plein potentiel.” Dau 


En parallèle, enfants et adultes ont pu s’initier à la calligraphie et au henné sur des stands tenus par d’autres étudiant·es de l'école de français et la soirée s’est terminée cornet de frites à la main, au rythme de la musique franco-irakienne du groupe Al-Quithara. 


Portée par la programmation de Tout l’Monde Dehors de La Ville de Lyon,  cette troisième édition de Voix en Exil, plus que réussie, a allié à nouveau l’humanité de l’exil aux difficultés liées à l’accueil en France et reflété la force de ces voix qu’on écoute trop peu. 


“Je suis optimiste, je suis une personne positive, je crois que quelque chose de bien va arriver et ce que j’ai vécu, ce n’est pas en vain.” Thuli 


Conférence de Laurent Delbos ; Photographe : Anouck Trégan



Qu'avez-vous pensé de Voix en Exil ? Envoyez-nous vos commentaires et vos avis à communication@eris-association.com


Photographe : Anouck Trégan

Rédactrice : Margaux Carle








 
 
 

Commentaires


bottom of page